Le dernier roman d'Edith Habersaat

Pour le droit de mourir dignement

Enseignante à la retraite, la Belleviste Edith Habersaat vient de publier son trente-neuvième ouvrage. Paru aux éditions Slatkine sous le titre D’embruns et de remous,  ce livre décrit la lente dégradation de Francis Marlier, un pianiste professionnel victime de la maladie d’Alzheimer. Poignant.

Ce n’est pas un témoignage, c’est bel et bien un roman, même si l’on pressent que l’auteure s’est inspirée de faits authentiques pour son récit. «Ce qu’il y a de terrible avec la maladie d’Alzheimer, nous dit-elle dans sa maison de Bellevue, ce n’est pas seulement la perte de la mémoire, mais c’est aussi l’oubli des gestes les plus courants, comme lire, écrire, boire ou manger.»

Pour le personnage principal de ce roman, les moments de déni alternent avec ceux de la conscience d’un mal qui réduit finalement l’individu à un état de totale dépendance. Mais il y a le pouvoir incroyable de la musique comme ultime recours quand la perte de soi menace. Ou choisir de mourir dignement …

L’art en général, et la musique en particulier, jouent un rôle important dans la prose d’Edith Habersaat. «Ce qui m’intéresse, c’est la condition humaine, nous confie-t-elle. Et l’écriture doit être musicale, rythmée. C’est une forme d'art thérapie.»
En exergue, l'écrivain cite Baudelaire:
«La musique souvent me prend comme une mer! »
. La mer avec ses embruns et ses remous. Comme la vie.
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    Dans son dernier roman, Edith Habersaat plaide en faveur du suicide assisté
                                       pour les personnes en fin de vie souffrant de maladies incurables.