A la bibliothèque de Bellevue

Les romans policiers d'un policier

Né à Genève en 1966, Yves Patrick Delachaux est un ancien policier qui a quitté ses fonctions, après 16 ans dans la police genevoise, pour se consacrer à l’écriture.


Sous le nom de Patrick Delachaux, il a déjà publié trois romans policiers, trois essais sur les forces de l’ordre,  un carnet de voyages qui l’ont emmené en Asie, en Afrique du nord, en Europe, aux Etats-Unis et à Cuba.  Ce grand baroudeur est venu le 13 septembre parler de ses ouvrages à la bibliothèque de Bellevue, invité par la bibliothécaire Michelle Viret.

Il est difficile de résumer cette soirée tant la palette de l’écrivain est riche et variée. D’emblée, il nous déclare: «J’ai besoin de raconter ce que peut penser un policier dans sa vie quotidienne et le regard qu’il peut porter sur la société.»
Prenons l’exemple de son troisième roman, Grave panique, publié en 2011 aux éditions Zoé. Envoyé par Europol, Patrick Delachaux se trouvait en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, pour enquêter sur des organisations chinoises mafieuses. Il patrouille avec ses collègues français à bord d’un véhicule banalisé dans un quartier défavorisé, où la population est en déshérence, comme il le dit lui-même. A la vue de cette voiture qui circule très vite, de nombreuses personnes fuient en courant. C’est alors qu’un policier français déclare: «Je les ai grave paniqués», expression qui donnera à l’auteur l’idée pour le titre de son livre. Du même coup, le Genevois se rend compte du grave fossé qui se creuse entre les forces de l’ordre et la population de ces banlieues.

Laissons à l’écrivain le mot de la fin: «Je parle des gens, des difficultés sociétales. J’utilise le personnage policier pour me poser des questions sur la vie, les hommes, les femmes et les enfants. Ce que j’écris, je le vis, je l’ai perçu.»
Retour